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    Les fumeurs goûtent moins bien

Intimement liés, le goût et l’odorat se complètent l’un et l’autre afin de nous fournir une dégustation plus complète. Alors que le nez hume les parfums qui se dégagent des vins et des mets finement apprêtés, les papilles gustatives permettent de discerner les saveurs. L’être humain a sur la langue plus de 9 000 papilles gustatives qui renferment jusqu’à 500 000 « bourgeons du goût ». Malgré ces milliers de capteurs, la langue ne distingue que quatre saveurs soit : le salé, le sucré, l’amer et l’acide.

Même s’ils n’en sont pas toujours conscients, les fumeurs sont privés d’une partie de leurs capacités gustatives. Dentiste spécialiste à la Direction de la santé publique de Montréal, le Dr Daniel Picard s’est penché sur la question de l’influence du tabagisme sur le goût.

Des études qui ont comparé les capacités gustatives des fumeurs à celles des non fumeurs concluent que les fumeurs ont un seuil de détection des saveurs plus élevé. Autrement dit, il leur faut beaucoup plus de saveur pour être capables de goûter. C’est pourquoi il n’est pas rare de voir des fumeurs saler ou sucrer davantage leurs aliments. De plus, des enquêtes épidémiologiques – portant sur la santé de la langue – ont démontré que le tabagisme représente une cause importante de lésions à la langue (la plupart étant de nature inflammatoire). Si le déficit gustatif des fumeurs est suffisamment documenté, l’explication précise de ce phénomène demeure encore vague. Néanmoins cinq mécanismes peuvent y contribuer :

1. Des réactions inflammatoires provoquées par la fumée de cigarette.
Les produits toxiques, issus de la combustion des cigarettes, favorisent l’apparition de réactions inflammatoires au niveau des organes gustatifs et olfactifs. La muqueuse du nez peut rougir et gonfler légèrement, la coloration de la langue s’altérera peut-être et les papilles filiformes peuvent enfler. La présence d’une inflammation à la langue contribue évidemment à diminuer sa capacité gustative. « C’est un peu comme une personne congestionnée a cause de la grippe qui goûtera moins bien en raison d’une inflammation des muqueuses du nez », indique le Dr Picard.

2. L’assèchement de la bouche.
L’assèchement buccal, dont se plaignent parfois les fumeurs, peut, lui aussi, avoir un rôle à jouer dans la diminution des capacités gustatives. « Le fait d’avoir moins de salive en bouche fait en sorte que les aliments sont moins bien dissous et donc moins bien goûtés », explique le dentiste. Un des rôles importants de la salive est justement de dissoudre les aliments afin de permettre aux papilles gustatives de les apprécier davantage. En plus de nettoyer les papilles pour une prochaine expérience gustative. »

3. La saveur prononcée du tabac.
En raison de son goût très prononcé, le tabac peut
masquer la saveur des aliments. « On peut penser que plus l’odeur dégagée par la combustion du tabac est forte, et plus le goût sera altéré, poursuit-il. Ce phénomène est d’ailleurs bien connu des connaisseurs de vins qui déconseillent l’usage du tabac lors de
dégustations. »

4. Le goût du tabac se prolonge.
« Le goût du tabac n’est pas seulement relevé, il demeure longtemps en bouche, affirme le Dr Picard. D’une part parce qu’il laisse des résidus sur la langue et les muqueuses, et, d’autre part, parce que plusieurs
produits résultant de la consommation de cigarettes se retrouvent dans la salive et peuvent possiblement goûter. »

5. Les maladies associées au tabagisme.
« Il ne faut pas oublier que le tabagisme peut entraîner
plusieurs maladies susceptibles d’influencer négativement les capacités gustatives, que ce soit dans le cadre d’un traitement – car certains médicaments peuvent assécher la bouche – ou comme conséquence d’une maladie, par exemple un cancer qui détruirait la langue », conclut notre spécialiste.

Heureusement pour les fumeurs, les dommages à la bouche causés par le tabac ne sont pas permanents.
Il faut environ 48 heures d’abstinence tabagique pour recouvrer une bonne partie de ses capacités
gustatives et les papilles prennent à peu près 10 jours pour se renouveler.


Source: Info-tabac.
 


 

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